C’est une première. Au cours du premier semestre de cette année, la production d’électricité d’origine renouvelable a dépassé la production à partir d’énergies fossiles au sein de l’Europe des 27.
La production «verte» a atteint 40% alors que la production basée sur le gaz et le charbon a chuté à 34%, selon les chiffres d’une récente étude du think tank Ember. L’éolien et le photovoltaïque ont permis cette évolution grâce à de nouvelles installations, mais aussi aux conditions météorologiques, note l’étude. Février a été particulièrement venteux et le second trimestre bien ensoleillé. Leur progression a atteint 11% sur les six premiers mois de l’année.
Ensemble, le photovoltaïque et l’éolien sont passés d’une part globale dans le mix énergétique des «27» de 13% en 2016 à 21% au cours du premier semestre 2020. Pour atteindre les 40%, il faut encore compter sur les 13% produits par les installations hydroélectriques et les 6% assurés par la biomasse.
Le charbon en perte de vitesse
Sur la même période, la production électrique à partir d’énergies fossiles a chuté de 18%. L’usage des centrales au charbon a notamment été réduit de 32% et la production de celles au gaz a diminué de 6%. L’étude Ember calcule ainsi que le secteur européen de la production d’électricité a réduit son impact en CO2 de 23% (-76 tonnes).
Cette chute est notamment liée à la baisse de la demande , qui a diminué de 7% sur l’ensemble du semestre. Le nucléaire recule également de 12%.
Aujourd’hui, malgré une très forte variabilité dans la production, Ember a calculé que l’éolien et le photovoltaïque peuvent assurer ensemble au minimum 10% de la production électrique européenne quotidienne et aller jusqu’à 33% les bonnes journées.