La publicité souffre de la crise sanitaire. Une souffrance estimée à 23,2 millions d’euros, selon une étude réalisée par Nielsen, groupe spécialisé en études marketing, et Espace Pub, association qui fédère les régies médias. Elle fait état d’une chute de 15,7% des investissements dans ce domaine en 2020 par rapport à 2019, pour atteindre 124,3 millions d’euros au total. Entrent en compte les annonces commerciales dans la presse (papier, web, radio, TV), mais aussi l’affichage, les folders (I-mail et Lux-Diffusion) et les cinémas, fermés à plusieurs reprises. Le deuxième trimestre a été le plus fatal avec une chute de 35,92%. Aux troisième et quatrième trimestres, elle s’est amoindrie à 5,58% et 6,78%.
L’étude parle d’un impact similaire en Belgique, à -14,7%, mais moins important chez nos voisins allemands (-2,1%) et français (-7,8%).
Le ministère de la Santé fait son entrée au classement
Comme chaque année, Nielsen publie son top 20 des entreprises ayant le plus investi dans la publicité. Le classement reste dominé par le même trio de tête: Cactus, Post et la Banque et caisse d’épargne de l’État (BCEE). Viennent ensuite Aldi dans la grande distribution, Proximus dans les télécommunications, puis Losch, BMW et Renault dans l’automobile. Alors qu’il n’apparaissait même pas dans le top 100 l’année dernière, le ministère de la Santé fait son apparition à la neuvième place. Une arrivée due aux efforts de communication et de sensibilisation liés à la crise du Covid-19.
Par groupe économique, ce sont les services, hors services bancaires ou financiers, qui ont le plus investi (20,89% du total), puis la culture, le tourisme, les loisirs et le sport (17,71%) et la distribution (13,90%).